Bonjour

Bienvenue sur le Chicon Européen,

 

      Que vous soyez fédéraliste ou au contraire souverainiste, que vous soyez barrosiste ou deloriste, que la question européenne vous obsède ou vous indiffère, vous trouverez ici des analyses et des opinions de tout bord !

 

Surfez et déterrons ensemble le chicon !

 

Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 17:11

Un véritable patchwork ! Il y a de tout dans les 100 propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal.      Il y a du bon, de l’excellent même. Des mesures concrètes, quotidiennes et simples, aussi urgentes que salutaires. Réforme de l’Etat, de l’éducation, de la formation, de l’environnement et du social. Sans oublier que Ségo affiche un réel volontarisme  dans le domaine international. Ce fut la vraie bonne surprise venant d’une candidate qui a décontenancé plusieurs observateurs étrangers par son amateurisme sur ces questions !

Il y a du moins bon, aussi. A première vue, si ce catalogue présidentiel devait être intégralement mis en œuvre, il nécessiterait des moyens bien supérieurs au budget actuel de l’Etat. Pourra-t-il, dès lors, être appliqué sans laisser filer les dépenses et les déficits ?

 

Il y a encore, dans ce « Pacte », des déclarations d’intention si vagues et si dépourvues de chiffrage qu’elles en sont vraiment très-trop-confortables. Il y a enfin, parfois, comme un léger parfum de mystification dans l’air. Mais comment Madame Royal peut-elle décemment invoquer sa « franchise », sa « lucidité », sa « rigueur » et sa « volonté de refuser les fausses promesses » ? Et puis immédiatement après, promettre des choses aussi irréalisables, pour elle-même et pour la France , que la réforme profonde du FMI, de la Banque mondiale et des statuts de la Banque centrale européenne !

 

L’humanisme mis en avant par Ségolène est favorable dans un pays où le pouvoir sortant l’a profondément laissé se précariser sur le plan social et se tendre sur le plan sociétal. Mais cet humanisme n’est pas toujours crédible. Pas plus que n’est encore crédible le virage social d’un Nicolas Sarkozy que l’on a connu si brutal !

 

Il ne reste même pas cent jours aux deux principaux candidats à l’Elysée pour crédibiliser tout cela. Qu’ils se montrent à la hauteur !  

Par Alexandra Mignot - Publié dans : Elections Françaises
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 15:29

Des particuliers qui s'intéressent à l'Europe ? Le cyber-militantisme vaut bien un petit guide.

Pour s'y retrouver dans la jungle des blogs et webzines, il faut prendre son mal en patience: sauter de lien en lien à l'aveuglette. Les nombreux annuaires (Pointblog, Touteleurope.fr, Wikio, Annublog, Blogolist) référencent les articles qui ont trait à l'Europe, non les blogs. Un vrai casse-tête !

Qu'ils soient individuels ou collectifs, euroconvaincus, eurosceptiques ou europragmatiques, leur liberté de ton attire. Les adeptes du blogging choisissent une écriture web concise pour une audience volage. Le mot d'ordre est « réaction et humeur » ! Ca explique que les blogs souffrent souvent des critiques de café du commerce.

Eviter le fast debate

De nombreuses plateformes d'information et de discussion abritent polémiques et débats sur l'Europe. Les plus connues sont Publius.fr, le Financial Times Brussels ou The Brussels Journal de Paul Belien. Nouveau venu, Newropeans magazine est devenu en 18 mois un des dix medias européens les plus populaires (Alexa Statistics). Son fondateur, Franck Biancheri, homme politique français a été élu parmi les vingt héros européens de 2003 par le Times Magazine. Pourtant son contenu est très léger.

Europtimiste, le magazine Cafebabel.com surfe sur sa popularité (près de 400.000 pages lues par mois) pour lancer un forum de discussion : la E-community. La rédaction bruxelloise et son réseau de 500 jeunes bénévoles, compte organiser des débats interactifs avec des personnalités politiques.

La sphère politique blogue elle-aussi, les femmes surtout. Margot Wallström, Commissaire à la Communication, a été suivie de près par Mariann Fischer Boel, responsable de l'Agriculture. Angela Merkel met chaque jour une nouvelle video en ligne. Elles mêlent une information très officielle à leur vision personnelle de l?Europe.

Des blogs qui décoiffent

En principe, le nombre de commentaires par article signe la popularité d'un blog. Certains articles de Jean Quatremer, correspondant du quotidien français Libération, génèrent des dizaines de commentaires. Son blog politique eurofervent, « les Coulisses de Bruxelles » a obtenu le prix Louise Weiss du Journalisme européen (décerné par l'Association des Journalistes Européens). Les critiques sont y incisives. Son audience tient sans conteste à son sérieux et à sa crédibilité de journaliste sur les thèmes franco-européens. Le grand manitou francophone de Bruxelles, en quelque sorte!

Du côté anglophone, on peut visiter « AFOE : A fistful of Euros ». Ce webzine est animé par un réseau de trentenaires européens (journalistes, traducteurs) qui ont travaillé dans les Balkans et en l'Europe orientale. Il apporte un éclairage sur le grand élargissement et la politique étrangère de l'Union Européenne. Certains blogueurs défendent farouchement leur indépendance. Nosemonkey/ Europhobia est animé par un ancien euro-sceptique, devenu europragmatique : J. Clive Matthews. A ne pas manquer son article sur le renforcement des groupes d'extrême-droite au Parlement Européen, « Borat does EU ».

Dominique AGUILAR, juriste française, spécialiste en droit communautaire explique sur son blog de veille juridique "quoi de neuf en Europe?" : « Peut-être ce blog contribuera-t-il à mieux faire connaître le droit communautaire, les opportunités qu'il offre. Car l'Union européenne est notre affaire à tous. Autant savoir ce qu'elle fait. »

Dans cette jungle, la réputation des blogs tient le plus souvent au réseau auquel il s'attache. Tous ont un mérite: ils émanent d'une même vocation : expliquer et entretenir le débat européen.

Mesdames et messieurs, à vos blogs !

Par Clotilde de Gastines - Publié dans : Les rencontres des chicons
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /Fév /2007 15:37

2007, on fête en Europe les 50 ans de la signature du traité de Rome. Mais un autre anniversaire reste dans l’ombre cette année : les 20 ans de la demande d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (1987). Que fait ce pays pour ne pas que les européens continuent à voir en lui Khizir Khayr ad-Dîn dit Barberousse, pirate du 15e siècle ?

Alors que l’Union suspend en partie les négociations, le 11 décembre 2006, la Turquie prend les devants et décide de poursuivre ses réformes afin d’atteindre l’acquis communautaire. Elle tente envers et contre tout de convaincre de ses changements politiques et économiques à travers notamment Volkan Bozkir, ambassadeur d’Ankara auprès de l’Union, à Bruxelles depuis décembre 2005.

Il n’est pas le seul à oeuvrer, des représentants des milieux économiques turcs batte la campagne dans la capitale. L’argument de l’agrandissement du marché intérieur européen, la richesse énergétique turque font partie des atouts du jeu turc. La possibilité d’éviter un conflit des civilisations entre aussi en ligne de compte. Cela donne lieu à un véritable travail de lobbying, notamment avec la Tüsiad, groupe de pression qui affirme la présence turque auprès de l’UNICE (l'Union des confédérations de l'industrie et des employeurs d'Europe).

Invitée au Conseil des ministres informel, comme observatrice, représentée lors de la Convention élaborant le TCE, syndiquée au sein de la CES (Confédération européenne des syndicats), elle n’a pourtant pas accès aux institutions pour le moment.

Mais certaines résistances persistent et la question de la reconnaissance de Chypre, élément central du gel des négociations reste à résoudre. La Turquie voudrait que ce point soit réglé au sein de l’ONU et qu’il ne constitue pas un frein à son processus d’adhésion. Mais il en sera difficile autrement et espérons que cela se fasse rapidement, afin que l’on ne fête pas en 2037 les 50 ans de la demande d’adhésion turque.

Lien : www.tusiad.org 

Par Gabriel Hahn - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 10:01

«La France a besoin d'un président européen », ce sont les mots du candidat à la présidentielle française, François Bayrou. Dans le paysage politique français très polarisé, M. Bayrou a toujours été considéré comme le candidat centriste. Mais par cette phrase qu’il a martelé lundi à Strasbourg, il est devenu LE candidat fédéraliste européen.

Après le fameux référendum français, le thème européen a encore perdu de sa superbe. Et force est de constater que dans la campagne présidentielle, il est le grand absent. Même si Sarkozy voudrait faire adopter la Constitution par le Parlement et que Royal prône une Constitution « plus sociale », les deux gros candidats ne donnent pas leur vision de l’Europe, sans doute échaudés par le résultat de la consultation populaire. C’est confondre deux choses : l’éventuelle Constitution et l’Union Européenne.

Bayrou parle aussi de ce « traité [qui] ne sera pas adopté » et de la nécessité de rédiger un « texte lisible par tout le monde, court, compréhensible et offrant les garanties démocratiques nécessaires ». Mais il est allé plus loin que ses concurrents et a exprimé une vision globale de ce que devrait être l’Europe et a insisté sur la responsabilité de « défendre notre modèle de société (...) nos valeurs sociales en particulier ».

Une plus grande cohésion européenne permettrait de mieux gérer les flux migratoires et une harmonisation européenne des impôts sur les sociétés éviterait la « compétition fiscale » entre pays. Dans le domaine de la défense et du nucléaire, il a plaidé pour une politique européenne qui serait largement plus efficace que les politiques nationales. Bref, un discours qui ressemblait fort à une profession de foi.

Cette prise de position fédéraliste européenne ne rapportera peut-être pas beaucoup de voix au candidat centriste mais démontre que Bayrou a une vision politique complète, qui dépasse même les frontières de son pays !

Source: dépêche AP

Par Christophe Devriendt - Publié dans : Elections Françaises
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 19:11

Le 11 mars 2004, j’étais à Salamanque. J’ai reçu la mauvaise nouvelle vers 11 heures. Ce nombre est maudit.

Quand j’ai appris qu’il y avait eu un attentat à Madrid, j’étais dans le local de l’association que j’ai présidé, l’Association des étudiants de Sciences Humaines. Tout à coup, une des membres est devenu très nerveuse. Ma soeur ! Ma soeur ! Au début, je n’arrivais pas à comprendre. Après, je me suis rende compte. Sa soeur était la présidente des étudiantes de l'Université de Salamanque. Elle était censée aller au Congrès national des étudiants de Murcie. Cependant, elle devait prendre le train depuis Madrid à huit heure trente le vendredi. Rapidement, on a essayé de la contacter mais comme on n'a pas pu, nous sommes allés chez le directeur de la faculté. Il nous a recommandé d’attendre des nouvelles. Mon amie ne pouvait pas attendre. Sa soeur pouvait être blessé. Nous sommes allés à l’Association. On a allumé l’ordinateur et on a fait des appels aux urgences de Madrid, les hôpitaux, le numéro que la télévision donnait pour les informations... Aucune réponse. Mon amie a décidé de partir chez sa mère pour la calmer. Je l’ai promis à cet instant de faire des appels jusqu’à trouver une nouvelle de sa soeur. Néanmoins, la seule réponse que j’ai eu, c’était la confusion.

Finalement, vers 16 heures mon amie m’a téléphoné. Sa soeur était apparu à la télévision. Elle racontait qu’elle était dans le dernier train parti de Madrid avant les bombes. Elle ne pouvait pas appeler sa famille avant parce que le réseau ne marchait pas. Elle était saine et sauve.

Hier, le jugement des « possibles coupables » des attentats a commencé. Tout le monde espère que la justice fonctionnera correctement. Un jugement juste pour tous, pour les victimes, pour les accusés et pour tous nous, toutes les personnes qui n’oublieront jamais la douleur, les images, la perte des personnes... Moi ce jour- là, je n’oublierai pas que la catastrophe aurait pu être même encore pire. J’étais étudiante universitaire quand l’attentant est arrivé. Milles des étudiants auraient pu prendre ce train pour aller à l’Université. Mais le hasard a fait que ce jour-là, la plupart faisait la grève. J’ai beaucoup d'amis qui se sont sauvés cependant il y a 191 qui ne pourront jamais dire la même chose.

 Macarena Rodríguez

 IN MEMORIAM

 

 Photo: Mariana Eliano, AP

 

 

 

 

Par Macarena Rodríguez - Publié dans : Le chicon européen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

...

Recherche

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus