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Bienvenue sur le Chicon Européen,

 

      Que vous soyez fédéraliste ou au contraire souverainiste, que vous soyez barrosiste ou deloriste, que la question européenne vous obsède ou vous indiffère, vous trouverez ici des analyses et des opinions de tout bord !

 

Surfez et déterrons ensemble le chicon !

 

Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 01:13

Il a finalement bien eu lieu ce débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. 12 ans que la confrontation droite gauche se cantonnait aux pantomimes sur des scènes archi conventionnelles : de l’Assemblée Nationale aux pavés parisiens, en passant par les AG à mains levées dans les facs. L’explication projet contre projet s’est déroulée sous nos yeux mais sans que les téléspectateurs apprennent quelque chose de nouveau ou que se produise la disgrâce de l’un ou l’autre des candidats. Ils se sont montrés fidèles à eux-mêmes, exact reflet des personnages qui depuis longtemps, nourrissent notre temps de cerveau disponible.

 

Protéger la Police !

 

Tout avait pourtant très mal commencé pour Ségo alors qu’elle voulait récupérer une sordide histoire de viol d’une fonctionnaire de police. Non contente de faire son beurre politique sur un fait divers – donc de placer dans l’embarras environ 99 % du peuple de gauche qui répugne à ces méthodes – elle fixait la France dans les yeux et déclarait que si elle était élue, elle ferait escorter chaque femme policier jusqu’à son domicile lorsque celle-ci termine tard son travail. Avec beaucoup d’humour, son contradicteur reformulait l’idée : « vous voulez donc créer deux fonctions publiques, une au service des Français et une au service de la fonction publique ». Une police pour protéger la police. Peut être qu’en souhaitant plus de poulets, la candidate témoigne son soutien à l’élevage français touché par la grippe aviaire.


 "Je veux être au front avec les entreprises !"

Heureusement qu’elle s’est montrée plus convaincante sur le volet économique de son programme. Sarko et Ségo, sont dans un bateau, la dette tombe à l’eau, qui met la main au pot ? Le candidat de l’UMP opte pour la technique des vases communicants. Si je donne d’un côté c’est que j’aurais pris de l’autre. L’avantage avec Ségo, c’est qu’elle parvient à donner sans prendre. Comment ? Grâce à la méthode dite du Si Dieu veut. J’espère que le barbu est encarté parce que sinon c’est pas gagné. Ségo postule le retour de la croissance, téléguidée par son élection. Or, la croissance c’est comme les plans B, ça ne se décrète pas, ça se construit. Comme toujours, certains essaient sottement de réfléchir alors que la solution est évidente : Si Dieu veut il y aura la croissance le 7 mai et la France sera redevenue juste.

 

« La présidente de cekimarche »

 

En fait j’ai pas compris si c’est la présidente de « ce qui marche » ou bien plutôt de « ceux qui marchent » et qui au bout du compte, tombent dans le panneau. Sarko il est pénible, faut toujours qu’il nous explique comment il va faire. Nous, tout ce qu’on veut c’est être heureux, être heureux avant d’être vieux. Les gens préfèrent entendre « les partenaires sociaux en discuteront » et recevoir un joli sourie en prime, plutôt que « voici concrètement comment je m’y prendrai ». Admirez la mauvaise foi de Sarko qui lui lance « Quand on ne sait pas promettre, on promet des discussions ! »

 

La princesse à peine déflorée

 

L’Europe n’a pas été un sujet abordé comme il se doit dans ce débat. Un mal pour un bien penseront les conseillers royaux, puisque la dernière fois qu’elle en avait parlé à la télé avec François Bayrou, elle avait reçu une leçon mémorable d’économie de marché sur l’impossibilité de créer actuellement un salaire minimum commun à l’échelle des 27. Néanmoins, Ségo a eu le temps de réaffirmer sa foi dans le référendum pour débloquer l’Europe de son impasse institutionnelle. Impossible n’est pas français.

 

Une bonne idée pour finir

Soyons bon prince, il faut souligner une vrai bonne idée émanant de madame Royal : le boycott des jeux olympiques de Pékin en 2008 en signe de protestation de l’appui de la Chine au pouvoir de Khartoum. La situation soudanaise est intolérable, il convient par tous les moyens d’y mettre un terme. Le boycott jetterait le discrédit sur ces jeux et ferait perdre la face aux chinois.

 

Last but least

Le débat n’aura donc rien changé sur le fond, les deux camps resteront sur les mêmes impressions. A la rigueur, les électeurs de la candidate auront-ils compris qu’ils ne voteront pas pour le parti socialiste mais pour Ségolène Royal, première du nom. Quand Sarko relève une proposition de François Hollande, le compagnon et accessoirement premier secrétaire du PS (ou inversement), de créer une nouvelle taxe et qu’il demande à Ségo « Ca ne vous engage pas ? » la belle a répondu sèchement « NON ». Elle n’a rien à envier aux hommes politiques les plus rugueux, elle présidera avec la même autorité. Ségo, elle est plus gentille quand elle organise des concerts.   

Par Marc Leiba - Publié dans : Elections Françaises
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /Avr /2007 15:38

1er mai, jour chômé pour bronzer ?

Ah le premier mai… profiter du soleil à la terrasse d’un café plutôt que de rester enfermé devant un écran d’ordinateur… faire le pont et partir en bord de mer… Un vrai bonheur. Mais, au fait, pourquoi est-ce férié dans la plupart des pays ? Une nième fête religieuse ?

Pour connaître la réponse, il faut revenir un peu en arrière. Chicago, 1880. La colère gronde chez des ouvriers, exténués de travailler 12 voire 14h par jour. Les syndicats de Chicago organisent donc une grande manifestation, je vous le donne en mille, un certain 1er mai. La grève va s’étendre au pays entier. Devant l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement américain cède et réduit la journée de travail à 8h. Les ouvriers morts lors des affrontements avec les forces de l’ordre n’auront pas péris pour rien.

Et l’Europe dans tout ça ?

Paris, 1889. La seconde Internationale socialiste se réunit pour le centenaire de la Révolution française. Elle décide alors d’organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. En référence aux manifestations de Chicago, la date du 1er mai, coule de source. Ce jour va progressivement s’imposer comme un rendez-vous et un jour de grève ouvriers. En 1936, les manifestations marqueront réellement les esprits, elles contribueront même à la naissance du Front Populaire.

1941. Le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié. Ce jour devient la « fête du Travail et de la Concorde sociale ». Dès 1947, le 1er mai sera déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises. Mais le 1er mai est aussi fêté en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne ou encore en Amérique Latine. Etonnement, presque partout sauf aux Etats-Unis. Le « Labor Day » est en effet célébré le premier lundi de septembre.

Les petites clochettes du bonheur symbole de la révolte ouvrière

Dès 1976, le muguet devient le symbole de cette journée de grève. Auparavant, les ouvriers arboraient fièrement un triangle rouge à leur boutonnière, représentatif de leurs revendications, partager la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs ! Le bonheur quoi ! Cela mérite bien une petite manifestation !

Par Valerie Marchat - Publié dans : Le chicon cultivé
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 11:27

Ça fait déjà une demi-heure, que je suis devant mon ordinateur, perplexe, car je ne sais pas quoi écrire sur l'Europe. J'ai beau cherché sur Internet, hormis les records de chaleur du mois d'Avril et dans le cabinet de Ségolène Royale ou l'histoire du petit Corentin, balancé par son père par dessus les rochers de Freyr car il ne pouvait en obtenir la garde. Rien, n'est captivant. Et, c'est le problème du journalisme européen en général. Comment rendre l'Europe sexy? Cette phrase que nous martèle les professeurs de l'Ihecs. Pour une fois, j'en comprends le sens.

Depuis que je propose quelques piges pour une radio française, je mesure la difficulté de la tâche (et encore, la radio en question est un service public, je n'ose imaginer ce que c'est de vouloir vendre un sujet européen à RTL). Vous devez trouver l'angle parfait du moins original, l'angle qu'aucun des 2000 journalistes européens et 20 000 lobbyistes n'ont eu l'idée de traiter. Autant dire, que c'est peine perdu d'avance. A moins d'être, journaliste anglais, là, miraculeusement, vous avez comme objectif: un scoop par jour et ça marche.

En plus de l'angle obtus, il doit être actuel. Alors parfois, vous trouvez des dates bidon afin de justifier votre reportage de même nature. Et, la première phrase de votre «billet monté» ou «enrobé» pour la tradition française, débute ainsi: à l'occasion de la journée européenne du lavage de vitre, des malades mentaux, de la chasse à la crevette à cheval à Ostende...

Souvent, vous devez justifier votre enquête par des statistiques et quelques comparaisons. Ainsi, un sujet humain comme la prostitution deviendra: selon la conjoncture actuelle, 2500 prostituées roumaines envahissent le marché français de la prostitution alors qu'en 1980, elles n'étaient que 1869. Et, aux Pays Bas, elles représentent dix pour cent de la population soit une prostituée par mètre carré. En Suède, c'est le contraire. On a tendance à dire: "Il n'existe pas de mauvais sujets mais des mauvais journalistes". J'en suis persuadée.

D'un autre côté, le journaliste européen est encore plus mal logé que les autres formes de journalismes. Tout d'abord, on ne vend pas autant de copie que la presse locale. A l'heure de la presse de proximité, il n'est pas très évident de retrouver tante Geneviève ou le petit Sami tout sourire aux côtés de José Manuel Barroso lors d'un conseil européen. La vérité, c'est qu'à part des minsitres et des bâtiments, il n'ya strictement rien à filmer. Imaginons une discussion entre deux caméramans lors d'un reportage. L'un dit à l'autre. "Au fait, pour couvrir la directive sur le taux d'anchois à Chypre, il est préférable de filmer le bâtiment Charlemagne ou le Juste Lipse. J'ai un doute là". Certes, l'on peut partir d'un exemple concret. Dans le cadre de la directive sur l'anchois, la mer du nord en Belgique, regorge certainement d'un Bernard, pêcheur depuis 40 ans, brulé par le soleil, scandalisé par les nouvelles mesures européennes en matière de pêche. Le rpoblème désormais, c'est que tout journaliste européen qui s erespecte est obligé d'agir de la sorte. Quelle originalité !

La seule solution serait une nouvelle forme de traitement médiatique. Est ce qu'on a déjà essayé le coup de la blonde pulpeuse de la Rai pour présenter les informations européennes? Le traitement de l'actualité européenne est décidément un récit qui tourne en rond, un chien qui se mord la queue.

Jessica Jouve

Par Dess Ihecs JE - Publié dans : Coup de Gueule
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 09:11

Face à un désintérêt de plus en plus inquiétant de la part des citoyens vis-à-vis de l’UE, la Commission a décidé de miser sur les jeunes pousses. Depuis quelques années, dans les écoles primaires et secondaires, l’exécutif souhaite chaque printemps apporter un peu de cet esprit européen qui ne s’exprime que trop peu dans les urnes. En effet, l’élection du Parlement européen a été boudée par 55,4% des électeurs en 2004 : une abstention record depuis l’introduction de l’élection directe des eurodéputés par les citoyens.

 

 

Lancé lors de l’année scolaire 2002-2003, le Printemps de l’Europe invite les jeunes à débattre de questions européennes via les activités pédagogiques organisées par leur établissement scolaire. Les rencontres multiples sont encouragées, grâce à des journées spéciales où les élèvent peuvent confronter leurs interrogations à l’expertise de personnalités et élus européens. Du 26 mars au 30 juin, les écoliers du secondaire pourront aussi participer, cette année, à un concours artistique sur le thème de la démocratie. Objectif : réaliser une affiche capable de  symboliser la particularité de la démocratie européenne. Et pour accrocher les 62 millions de jeunes habitant l’Union[1], le Printemps de l’Europe a également misé sur des séances de chat en ligne, pour l’occasion destinées à un échange entre les élèves de plusieurs Etats membres. Quoi de mieux pour faire naître chez ces jeunes pousses ce sentiment d’identité qui manque cruellement à l’Europe d’aujourd’hui ?

 

 

En tout cas, la recette semble bien fonctionner : en 2003, 5 501 établissements scolaires étaient inscrits à l’événement, contre 7 501 écoles pour le printemps 2006. De plus en plus d’élèves sont donc amenés à réfléchir à l’Europe sous toute ses coutures, avec un bénéfice net pour l’évolution de l’espace publique européen : éduquer les jeunes à l’Europe dès leur parcours scolaire peut favoriser une implication dans les questions communautaires et la prise d’engagements futurs en tant que citoyen et électeur. S’il faudra prendre son mal en patience pour voir les résultats de cette initiative se faire sentir, la nouvelle politique de communication de l’UE semble bien pensée, décidée à soigner le mal à la racine, c’est-à-dire dans le moule habituellement strictement national de l’éducation.

 

 

 

 

Plus d’infos sur www.springday2007.net

 

 

 



[1] Selon Eurostat, l’UE à 27 compte en 2006 62 millions de jeunes de 15 à 24 ans, et 78 millions de jeunes de moins de 15 ans.

 

 

 

Par Sandra Dondenne - Publié dans : Le chicon européen
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 23:18

La destitution du président roumain, Traian Basescu par le Parlement national a provoqué des remous jusqu'à la Commission européenne. Et pour cause, c’est fin juin que les experts présenteront le rapport d’évaluation sur l’état d’avancement des reformes en cours. Ils seront envoyés la semaine prochaine.

L'assemblée a voté, jeudi 19 avril, la destitution du chef de l’Etat par 322 voix contre 108 et 10 abstentions. Basescu est accusé par des parlementaires de nombreuses violations de la Constitution. Dans son avis consultatif, la Cour constitutionnelle avait jugé que ces violations n’étaient pas susceptibles « d’entraîner sa suspension ». Les parlementaires en ont décidé autrement.

Le président avait déclaré qu’il démissionnerait en cas de destitution. Il a changé d’avis vendredi et un référendum devra être organisé dans les 30 jours. La destitution sera effective si elle est approuvée par plus de 50% des Roumains. Rien n’est moins sûr, car le chef de l’Etat bénéficie d’une forte popularité, due notamment a l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne. A Bucarest, des centaines de manifestants se sont réunis quelques heures seulement après l’annonce de la suspension, protestant contre la décision parlementaire.

Cette destitution, qui entrera en vigueur lundi prochain, est l’épilogue d’une crise politique longue de plusieurs mois. Présenté comme le champion de la lutte anti-corruption, le chef de l’Etat est en guerre avec son Premier ministre depuis janvier. Ils s’accusent mutuellement d’être soutenus par des groupes d’intérêts, sur fond de corruption. Une atmosphère qui ne plait guère à l’UE qui avait décidé d’être plus souple sur ses pré requis en matière juridique en mai dernier, à condition que le nouveau pays membre obtienne des résultats pour l’année 2007. La réforme judiciaire est l’une des priorités pour que la Roumanie puisse percevoir la totalité de l'aide économique européenne.

Christophe Devriendt

Sources : Libération, 20/04/2007; RFI (web), 20/04/2007

Par Dess Ihecs JE - Publié dans : Le chicon européen
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