Retour en arrière...

Publié le par Valerie Marchat

1er mai, jour chômé pour bronzer ?

Ah le premier mai… profiter du soleil à la terrasse d’un café plutôt que de rester enfermé devant un écran d’ordinateur… faire le pont et partir en bord de mer… Un vrai bonheur. Mais, au fait, pourquoi est-ce férié dans la plupart des pays ? Une nième fête religieuse ?

Pour connaître la réponse, il faut revenir un peu en arrière. Chicago, 1880. La colère gronde chez des ouvriers, exténués de travailler 12 voire 14h par jour. Les syndicats de Chicago organisent donc une grande manifestation, je vous le donne en mille, un certain 1er mai. La grève va s’étendre au pays entier. Devant l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement américain cède et réduit la journée de travail à 8h. Les ouvriers morts lors des affrontements avec les forces de l’ordre n’auront pas péris pour rien.

Et l’Europe dans tout ça ?

Paris, 1889. La seconde Internationale socialiste se réunit pour le centenaire de la Révolution française. Elle décide alors d’organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. En référence aux manifestations de Chicago, la date du 1er mai, coule de source. Ce jour va progressivement s’imposer comme un rendez-vous et un jour de grève ouvriers. En 1936, les manifestations marqueront réellement les esprits, elles contribueront même à la naissance du Front Populaire.

1941. Le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié. Ce jour devient la « fête du Travail et de la Concorde sociale ». Dès 1947, le 1er mai sera déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises. Mais le 1er mai est aussi fêté en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne ou encore en Amérique Latine. Etonnement, presque partout sauf aux Etats-Unis. Le « Labor Day » est en effet célébré le premier lundi de septembre.

Les petites clochettes du bonheur symbole de la révolte ouvrière

Dès 1976, le muguet devient le symbole de cette journée de grève. Auparavant, les ouvriers arboraient fièrement un triangle rouge à leur boutonnière, représentatif de leurs revendications, partager la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs ! Le bonheur quoi ! Cela mérite bien une petite manifestation !

Publié dans Le chicon cultivé

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