Sauvez Galileo

Publié le par Dess Ihecs JE

 

Après l’eurotunnel et Airbus, souhaitons la bienvenue à un tout nouveau grand projet européen victime des différentes visions des états-membres : Galileo, un système de navigation satellitaire européen censé rivaliser avec le GPS américain dans l’horizon de 2012.

 

Bien entendu comme tout projet européen qui se respecte, il existe un gouffre entre les plans et la construction proprement dite. Il faut dire que l’Union européenne sous la houlette du commissaire aux transports Jacques BARROT vient de changer radicalement de stratégie.

 

 Ils avaient tout d’abord privilégié l’idée d’un consortium de huit entreprises qui serait chargé du lancement des trente satellites puis de la maintenance. Autrement dit, le secteur privé avançait l’argent. Mais voilà, le leitmotiv du privé est la rentabilité. Aux vues des hésitations des entreprises, il semble que le projet satellitaire européen ne le soit pas. De plus, la commission européenne, comme pour le tunnel sous la manche, s’est souvenu, avec du retard certes, que le privé se révèle souvent incapable d’assumer des grosses infrastructures telles que Galileo.

 

Au même moment, Jacques BARROT réalisa qu’il était beaucoup plus cher de louer une maison plutôt que de l’acheter. Alors que Galileo accumule déjà cinq ans de retard, le Commissaire aux transports a annoncé mercredi dernier un nouveau processus. Finalement, se sont les bons vieux fonds publics européens, soit nous, qui financeront les 3,4 milliards d’euro nécessaires. Pour cela, le français de la Haute Loire devra en demander la permission au Conseil européen des transports du 7 juin. Décidemment, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?

 

 

 

Jessica JOUVE

 

Publié dans Le chicon européen

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Macarena 18/05/2007 16:13

Bravo, Jess!Merci d'avoir fait un article qui raconte un peu le problème de Galileo. Je crois que c'est très interesant parler sur les nouvelles technologies qui font parti de la Strategie de Lisbonne et qui sont en panne soit parce qu'il n'y a d'argent pour le financement, soit parce que les 27 ne se sont pas mis d'accord. L'Europe doit prendre conscience de qu'est-ce qu'elle veut donner aux citoyens en tant que le futur.